Je suis thérapeute intégrative, spécialisée en approche systémique — et en constellations familiales et systémiques en particulier.
Avant d’arriver là, j’ai travaillé dans l’industrie, l’immobilier, le commerce. Des univers où l’on apprend vite comment fonctionnent les groupes humains — ce qui circule dans un collectif, ce qui se transmet sans être dit, ce qui bloque sans qu’on en connaisse l’origine. C’est plus tard que j’ai compris que la systémie regardait exactement cela, mais à une échelle plus profonde et plus ancienne.
La systémie part d’un constat : nous ne sommes pas des individus isolés. Nous sommes des maillons dans un système — familial, professionnel, transgénérationnel. Ce qui se passe dans nos vies aujourd’hui, nos schémas, nos élans, nos freins, parle toujours d’un système plus large. Pas pour nous y perdre, mais pour reconnaître et honorer ce qui a été — et retrouver, depuis là, une liberté réelle.
Les constellations familiales sont l’outil que j’ai trouvé le plus direct pour travailler cela. Ce qui m’anime dans cette pratique, c’est sa posture : phénoménologique. On entre dans une constellation en abandonnant ce qu’on croit déjà savoir — les jugements, les explications, les croyances sur soi et sur l’autre. On s’ouvre à quelque chose de plus grand. On travaille avec ce qui apparaît, avec le mouvement qui se montre, pas avec ce qu’on en pense. C’est un travail d’ouverture — à soi, à l’autre, au champ.
Dans un atelier en groupe, cette ouverture est portée collectivement. Le groupe crée une co-régulation réelle du système nerveux. Et la résonance entre les participants fait partie du processus — ce n’est pas un effet secondaire, c’est le cœur du travail. Chacun vient avec ce qu’il porte, et le groupe permet que quelque chose soit touché, soit mis en mouvement, parfois simplement vu pour la première fois.
Ce que je cherche dans ce travail, c’est d’aider chacun à élargir son champ d’expérience dans le monde. À apporter plus de conscience là où il y avait de l’automatisme. À s’ouvrir à d’autres possibles — pas des possibles fantasmés, mais ceux qui deviennent accessibles quand on n’est plus retenu par ce qu’on ne comprend pas encore. Et surtout : à entrer en gratitude envers sa lignée. Non pas pour effacer ce qui a été douloureux ou difficile, mais pour puiser dans ses ancêtres une ressource réelle — ce qu’ils ont traversé, construit, transmis — et créer depuis là, dans sa propre vie, avec sa propre voix.
En parallèle des constellations, je propose des lectures de Human Design — pour aider à distinguer ce qui est structurellement soi de ce qui a été conditionné — et des retraites de jeûne, espaces de retrait et de silence où le corps fait son propre travail de clarification.